Notions - Clefs :
Il s'agit d'une lettre à part, car elle est absente des dix commandements et des noms des dix séfiroth. Teth symbolise le changement d'état, c'est la seule lettre ouverte vers le haut. Teth exprime la sûreté et le refuge, l'introspection et la quête spirituelle. Mais le terme le plus souvent associé à Teth est le bien, car la première fois que cette lettre apparaît dans la thora, c'est pour initier le mot tov : "Et D-ieu vit que cela était bon" (Génèse 1:4).
Le tracé de cette lettre (araméen) correspond à un bouclier.
Cela correspond aussi avec le serpent et la peau de serpent avec laquelle on recouvrait le bouclier.
Couverture, couvrir, endroit, préserver, protection, résistance, rempart, sauvegarde, toit.
Certains pensent que le mot teth signifie serpent, ceci en raison de sa forme.
Teth a un caractère humble en raison de sa forme qui serait un homme à droite, s'inclinant humblement devant une haute autorité (autioth de rabbi akiva).
D'un autre point de vue, Teth est constitué d'un Vav recourbé vers le haut, avec un Yod à son extrémité gauche.
Le nombre 9 annonce la fin et le commencement, un deuil dans le présent et un bonheur dans le futur. Autant par sa forme que par sa valeur numérique, Teth représente le repli sur soi-même en vue de provoquer l'éclair de l'intuition.
Sa valeur pleine (teth-youd-tav) est 419, guematria du mot ah'edouth (union), en tant qu'aboutissement et promesse de devenir.
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Le sage, l’initié, se transforme en même temps qu’il transforme la matière.
Une incroyable puissance, bien mal connue, dort dans les profondeurs de notre corps, à la base de la colonne vertébrale.
Sans elle, nous ne pouvons véritablement être créateurs. Elle est l'origine des deux serpents du caducée qui montent de chakra en chakra et dont l'équilibre est primordial pour la santé.
Ses manifestations touchent tous les domaines, et la grande lettre Teith préside à son action.
Le chemin des lettres nous conduit à notre royauté. Dans ce sens, Teith nous aide à découvrir notre épée royale, Excalibur, et à la diriger vers le soleil, au service de l'Unité et de l'Amour.
Teith nous invite à méditer sur la direction que nous choisissons de donner à notre énergie créatrice, par exemple vérifier que le projet concerné se place bien au service de l'âme de lumière, et de l'ego, et que ce dernier ne récupère
pas pour lui ce qui ne regarde que l'âme.
Teith peut indiquer également que d'anciens secrets peuvent aujourd'hui être découverts, ou bien qu'il est temps de révéler et partager des trésors cachés.
A l'instar d'autres lettres, Teith nous convie à célébrer le lien d'amour qui nous
unit à notre corps physique, à l'écouter et respecter ses véritables besoins.
Teith nous aide à apaiser et orienter le feu de nos désirs et nos pulsions.
Elle démystifie et libère les fantômes qui rôdent dans notre inconscient,
éclaire et libère les frustrations, les regrets, les culpabilités anciennes...
Il s'agit d'une lettre à part, car elle est absente des dix commandements et des noms des dix séfiroth. Teth symbolise le changement d'état, l'introspection et la quête spirituelle, c'est la seule lettre ouverte vers le haut. Elle fait référence à la "boue" qui représente l'enveloppe protectrice permettant la mutation, le "changement de peau", comme chez un serpent. La boue est symbole de la matière physique de laquelle l'homme a été formé et à laquelle il retournera.
Teith exprime la sûreté et le refuge, l'association des forces en action, la trame immatérielle de l'organisme. Cette lettre symbolise le repli sur soi afin de développer son intuition, l'aboutissement et la promesse de devenir.
Mais le terme le plus souvent associé à Teith est le bien, car la première fois que cette lettre apparaît dans la Thora, c'est pour initier le mot tov : « Et Dieu vit que cela était bon » (Genèse 1:4).
Marie Elia - Rencontres avec la Splendeur – Le pouvoir guérisseur des Lettres hébraïques – Éditions de l’Émeraude
La lettre Teith est la 9ème lettre de l'alphabet hébreu. Elle correspond, avec la lettre « Tav », au « T » des alphabets occidentaux.
Teith, nombre 9, est encore une barrière, celle du bouclier se présentant devant l’épée. Le guerrier va à la rencontre de l’épée, Yod se protégeant avec le bouclier. Derrière cette barrière nos structures sont à nouveau vérifiées, afin que nous puissions atteindre l’énergie des énergies que nous allons rencontrer maintenant et qui est Yod.
Et alors le bouclier devient la coupe qui reçoit l’épée.
Les trois lettres qui vont séparer Vav de Yod contiennent Yod dans leur ventre. Zayin, Heith et Teith œuvrent à sa mise au monde.
Zayin qui a pour valeur 7 est le symbole de l’arme qui traverse notre tunique de peau, c’est-à-dire nos différents plans de conscience et qui nous oblige à mourir à ceux-ci pour renaître aux plans supérieurs. Nous allons aller vers de nouveaux cieux et de nouvelles terres.
Avec Heith qui a pour nombre 8, nous avons à traverser une barrière qui nous obligera à vérifier si nous avons les structures nécessaires pour entrer dans une nouvelle terre, dans un nouveau champ d’expérience.
La neuvième lettre se prononce du bout de la langue.
Lettre mystérieuse, elle se love comme un serpent et a la forme d'un réceptacle. Le dessin d'origine est une croix dans un cercle, la marque d'un lieu, l'image d'une tortue qui se cache sous sa carapace, ou celle de l'embryon protégé par le placenta.
D'après la Qabalah, la lettre Teith est une "forme introvertie dans la matière", une âme cachée dans un corps, l'esprit divin résidant dans tout élément créé, un vase recevant la lumière d'en Haut. Sur l'Arbre de Vie, on place Teith sur la colonne du milieu, entre la Miséricorde et la Rigueur, au niveau du Fondement.
En rapport avec le serpent, le signe Teith suggère la descente vers la matière, la sexualité et le bâton qui indique une intention dans une certaine direction. Dans le même esprit, il peut suggérer la divination interdite.
Le sens de Teith est à la fois un dessin et un dessein, un dessin mystérieux couvrant un dessein secret. Teith initie de nombreux mots qui ont pour sens "couvrir de quelque chose pour cacher": la boue, le plâtre, la terre, la rosée. Le pur et l'impur commencent par cette lettre. De même le premier mot le la Bible commençant par cette lettre est le bien (thov): le sens ontologique de ce signe est lié à la perfection. Le sens de cette lettre suggérerait ainsi une couverture à l'abri de laquelle les choses peuvent s'arranger, s'améliorer, voire se bonifier. Le bien ne mûrit-il pas au sein des écorces du mal qui le recouvrent? Ainsi le "thalet" est un châle blanc dont se recouvre l'orant pour se protéger, pour se parfaire ou pour retrouver, ne serait ce qu'un instant une pureté originelle. Teith serait aussi un ventre vu de l'intérieur, humide et entrouvert par le nombril. Associée à l'étude "lamed", elle donne "thal", thét-lamed, la rosée qui se forme dès l'aube et qui fertilise secrètement la matière.
La valeur du signe Teith est neuf comme le nombre de mois de la gestation du fœtus ou le nombre de principes du pardon. Tous les multiples de neuf se ramènent en valeur significative au chiffre neuf. Les mots en hébreu tels que vérité, éternité, alliance, lumière, shabat... se ramènent à la valeur neuf. Et neuf comme son nom l'indique en français est le signe du changement de cap, d'une vie nouvelle ou renouvelée.
Mystérieuse mais ayant la bonté en son sein, la lettre Teith permet la maturation du bien et le délai nécessaire pour revoir une position tranchée. Protectrice, elle incarne le retour des choses à leur état antérieur.
Teith est la neuvième lettre de l’alphabet hébreu, or le neuf est le chiffre du changement car il est celui qui précède le commencement d’un nouveau cycle représenté par le 10. Teith est donc cette force de changement invisible mais pourtant active au plus profonde de notre être. Cette force de changement est la conséquence de la vie intérieur « il vous faut, renonçant à votre existence passée, vous dépouiller du vieil homme qui se corrompt sous l'effet des convoitises trompeuses ; il vous faut être renouvelés par la transformation spirituelle de votre intelligence et revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans la justice et la sainteté qui viennent de la vérité. » (Ep 4 ; 22-24)
La lettre Teith ne correspond pas à un mot. L’hiéroglyphe primitif c’est l’écu, le bouclier, donc encore une barrière. Tout au long de la Bible nous retrouvons cette notion. Ainsi Dieu, avant que Moïse ne revienne en Egypte pour libérer les Hébreux, se met sur son chemin pour le faire mourir. Dieu se fait barrière, afin que Moise puisse se mesurer à Pharaon et permettre aux Hébreux de sortir d’Égypte, de leur matrice, d’assumer leur naissance lorsqu’ils passeront pas la Pâque, la Mer Rouge, etc. Dieu va le tester. C’est une mort initiatique. Lorsque se fait le dépassement des barrières, il y a libération.
Si le 7, Zain, est une mort, le 8, Heith, est une barrière et la résurrection au-delà de la barrière. Les baptistères primitifs étaient octogonaux. Le nombre 8 est bien le symbole de la résurrection.
Il est juste qu’avant de rencontrer le Yod nous avions à nous mesurer à Teith, au bouclier, le Yod - He - Vov - He étant le profil de l’épée. La rencontre de l’épée et du bouclier se retrouve dans toutes les guerres saintes, la guerre sainte que nous devrions mener à l’intérieur de nous-mêmes et non à l’extérieur. C’est là que se rencontrent l’épée et le bouclier.
L’homme, avec le nombre 9, va symboliser la dernière perfection. Le 7, la perfection acquise impliquait une rupture de cette plénitude pour passer à un autre plan. Arrivés au 9, l’homme et la Création toute entière se revêtent d’une perfection totale. Et lorsque le bouclier a pu vérifier la possibilité de la personne de mettre au monde le Yod, donc de rencontrer l’épée, il se retourne et se fait coupe. Il reçoit alors l’épée. Ce 9, symbole de perfection se retrouve chez Pythagore, Platon, avec les neuf Muses, les neuf Prophétesses de l’Île de Sein chez les Druides, les neuf Béatitudes qui contiennent toute la dimension de l’évolution de l’homme dans la perspective chrétienne. C’est tout le Grand Œuvre Alchimique qui s’accomplit.
Annik De Souzenelle – Les lettres hébraïques : des énergies vivantes – Revue Panharmonie – n° 176 – Mars 1979
Synthèse de recherches mise en page par le Frère André B.